Description
Les terres de Ferreira sont
habitées depuis la préhistoire ; on trouve plusieurs villages sur les rives de la
Ribeira de Lucefécit, un nom original, qui se jette dans le fleuve
Guadiana.
La proximité de cours d'eau importants a permis la construction de
plusieurs moulins, aujourd'hui submergés par les eaux de l'Alqueva. Les caractéristiques
du terrain permettent la fabrication de tuiles, de briques et de carreaux, comme
en témoignent certains fours encore debout. L'exploitation minière s'est poursuivie
jusqu'au XXe siècle, principalement pour le fer et le cuivre. L'agriculture, l'élevage et,
bien sûr... la contrebande ont été essentiels à la subsistance des habitants de
Ferreira.
La nature joue un rôle fondamental dans notre promenade ; ici, nous pouvons
observer une grande partie de la faune et de la flore qui a malheureusement disparu dans d'autres
régions du pays.
Partout, mais surtout au bord des cours d'eau,
on peut observer de nombreux oiseaux, notamment la rare cigogne noire
(Ciconia nigra) ou divers rapaces.
Dans les ruisseaux, les loutre (Lutra lutra), si discrètes, plongent pour pêcher les poissons et crustacés les plus variés.
Des renards (Vulpes vulpes) et des sangliers (Sus scrofa) nous guettent au milieu du
feuillage, invisibles à nos yeux, mais attention aux traces de pas.
Au printemps, les champs ressemblent aux toiles d’un peintre impressionniste, avec
des echiums (Echium plantagineum) et des coquelicots (Papaver rhoeas),
parmi tant d’autres, recouvrant les collines à perte de vue.
En été, il faut se reposer un peu à l’ombre des chênes-lièges (Quercus
suber) et des chênes verts (Quercus ilex) ; ces derniers, s’ils sont encore jeunes, sont…
des chaparros.